Tout le glossaire
H

Hyperconnexion

Par Romain Finas, co-fondateur d'inSleepLab

Les Français passent en moyenne 4,6 heures par jour devant un écran, soit près de 29 % du temps hors sommeil, un chiffre en constante hausse. Il faut distinguer le temps d’écran récréatif (jeux, réseaux sociaux, vidéos) du temps d’écran occupationnel (travail, études), car la dépendance tient surtout au contenu et à la sollicitation constante des réseaux sociaux, jeux et notifications. Ainsi, 42 % des Français jugent passer trop de temps devant les écrans, et 19 % “beaucoup trop”1. Cet usage excessif perturbe le sommeil, réduit l’activité physique, appauvrit les relations sociales et accroît le risque de symptômes dépressifs (+10 %), d’anxiété, de stress et de baisse du bien-être2. Les enfants sont particulièrement vulnérables : une exposition accrue dès 3,5 ans prédit davantage de colère et de frustration à 4,5 ans. Avant 6 ans, un usage intensif est associé à plus de labilité émotionnelle, de symptômes d’anxiété, d’irritabilité et à un retard de langage (présent chez 30 % des enfants surexposés en 2025)3. Face à ces risques, les technologies offrent de nouveaux outils pour prévenir et prendre en charge les troubles liés à l’usage excessif des écrans : repérage précoce du mal-être, programmes de gestion de l’attention, du stress, ou exercices de pleine conscience. Le paradoxe demeure : utiliser un écran pour mieux réguler notre relation… aux écrans. L’enjeu est de remettre les outils numériques à leur juste place, comme leviers thérapeutiques ou éducatifs, dans un cadre structuré, limité dans le temps, et accompagné de professionnels ou de recommandations claires. barometre-du-numerique/le-barometre-du-numerique-edition-2025.html des%20donn%C3%A9es%2C%20le,%C3%A0%205%20ans%20et%20demi
En souffrance, ou inquiet pour quelqu'un ? 3114 ,numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24, 7 j/7. Urgence vitale : 15.